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Gaël Faye : Petit pays

Personne ne guérit de son enfance

 

Petit pays, je t'aime beaucoup...

Petit pays, je t’aime beaucoup…

 Gaby, 10 ans, vit des jours heureux à Bujumbara, au Burundi. Son univers, c’est l’impasse où se trouve sa maison, ses copains de quartier et sa famille ; sa jeune soeur Ana et ses parents, sa mère rwandaise et son père français.

Son terrain de jeu est un petit paradis sur terre, où n’importe quel petit garçon rêverait de vivre des aventures. L’innocence de l’enfance est douce et paisible, Gaby est heureux.
Son petit monde merveilleux va s’écrouler brutalement entre la séparation de ses parents et la guerre qui approche dans le pays voisin, le Rwanda… Elle va frapper aux portes de son petit quartier, de sa propre famille et très vite, les “histoires de grandes personnes”, la politique, la guerre ethnique vont s’abattre sur lui. Hutus, Tutsis, des différences qu’il ne comprend pas, et qui deviennent si tristement incontournables, si dramatiques.

 

Reprenant le titre d’une chanson de Césaria Evora, qu’il avait lui-même repris sur son 1er album, Gaël Faye annonce tout de suite la couleur. Ce livre est une déclaration d’amour au Burundi, à l’Afrique de son enfance, on y sent ses odeurs familières, les ambiances de bandes de garçons, la musique..

On voit le monde au travers des yeux de ce petit garçon, on refuse de croire à l’horreur qui déchire le pays voisin, puis le sien, sans rien pouvoir y faire. L’impuissance des enfants face à ce drame prend la place de leur candeur au fur et à mesure que Gaby se retrouve confronté à des situations d’adulte, tout en essayant de garder sa forteresse enfantine autour de lui le plus longtemps possible.

Malgré la dureté de certaines scènes, Gaël Faye arrive à mettre une certaine distance avec la violence, l’horreur décrites, justement parce qu’en tant qu’enfant, Gaby veut rester encore loin de tout ce drame.

 

Ce premier roman est écrit avec une telle justesse et tendresse qu’on a du mal à quitter le petit Gaby et ses rêves d’enfants. Où qu’il soit aujourd’hui, adulte, on lui souhaite de pouvoir retrouver son âme d’enfant de temps en temps.

« J’ai pensé être exilé de mon pays. En revenant sur les traces de mon passé, j’ai compris que je l’étais de mon enfance. Ce qui me paraît plus cruel encore. »

 

Gaël Faye

Petit pays

Editeur : Grasset

Nad

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À propos de Nadbou

Aspire à une dictature misanthrope. Je n'aime plus les gens depuis le début de ma vie active.

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Cette entrée a été publiée le 26 octobre 2016 par dans Littérature contemporaine française, et est taguée , , , , , , .

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